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Deftones
Si tu ne connais pas encore le groupe clique voici quelques videos :
http://www.youtube.com/watch?v=SNAZttLKexY&search=deftones%20
http://www.youtube.com/watch?v=jnVp1g2F1kA&search=deftones
Les Deftones ont toujours été un groupe à part. Evidemment instigateur, bien malgré lui, d’une nouvelle vague assimilée au néo-métal, le groupe de Chino a très vite pris le parti de prendre la tangente par rapport à toute cette nouvelle scène dans laquelle il ne se reconnaissait pas vraiment.
Les Deftones ont prouvé tout au long de leur carrière qu'ils étaient capables d'évoluer musicalement et de ne pas rester consigné à un style trop "cliché". Chaque album a son atmosphère propre et chaque pièce a contribué à définir l'essence même de leur style: à la fois sensuel et violent, mené par la voix déchirante et passionnée de Chino Moreno et à la guitare brutale de Stephan Carpenter.
Le deuxieme album "Around The Fur" sorti en 1997 reste mon album préféré du groupe. Avec cet album, Deftones nous a pondu l'album le plus sensible (ce qui ne va pas dire le plus doux) et le plus beau de tout le registre métal des années 90. La voix de Moreno tellement trippante est admirablement servie par ses trois acolytes ; des riffs puissants, une basse impeccable et le meilleur batteur de métal que je connaisse. Avec Around the Fur, Deftones a su allier à perfection un son a la fois heavy (comme celui de Adrenaline) et très mélodique (comme on le verra sur White Pony) grâce à la voix magnifique de leur chanteur charismatique. Les Deftones peuvent se vanter d'avoir introduit un nouvel élément dans le genre : l'émotion. Bref un album à acheter d'urgence. J'irais même jusqu'à dire THE Album !
Le troisieme album "White pony" est sorti en 2000. C'est un de leur album les plus travaillé (et avec des influences nouvelles comme The Cure) et également un album qui tranche avec le reste de la discographie du groupe, Le cd commence avec Feiticera où le riff de Stephen étonne, où le jeu de batterie est aérien, posé moins brut de décoffrage que sur les productions précédentes. On sent tout de suite une autre patte, une évolution certaine du groupe vers quelque chose de plus rock. Puis survient Digital bath...encore une fois tout est différent, autre....des choses sont omises d'autres rajoutés, mais rien n'est comparable....On ressent aussi une certaine évolution rapport à la voix de Chino beaucoup plus posée et surtout beaucoup plus chantée..Depuis ce poney blanc, elle peut se placer au panthéon des grandes...au panthéon de celles qui font vibrer au meme titre qu'un Maynard...Et il s'avère que cette comparaison n'est pas volée. Sur le titre Passenger la voix divine apparait ...Deux génies pour une chanson qui ne restera pas anecdotique....un réel met qui se savoure à chaque fois avec une intensité palpable, une émotion à fleur de peau. Quand à l'album, il laisse la part belle aux experimentations qu'elles soient : électroniques, au niveau des riffs et des autres instruments...En effet, Delgado prend une toute autre ampleur ici et ne se contente pas de trois sons au cours de l'album. Il pose lui même ses ambiances et donne au tout encore plus de corps, permet aux compos de s'envoler...Ici elles s'allongent et des fois s'évadent vers une musique beaucoup plus intimiste, plus personelle comme dans Pink maggit où l'émotion prend petit à petit son ampleur pour exploser au gré des chuchotements de Chino. Mais l'album est loin d'être mièvre, il sait se faire puissant. Ici nous n'avons pas affaire à des ballades mélancoliques, mais à de réelles compos déroutantes. Il y a qu'une seule chanson que je n'apprecie pas sur cet album c'est "Elite". Trop violente est eloigné de l'ambiance planante du reste de l'album. Cet album est par ailleurs loin d'être acessible... ceux pour qui White pony se résume à Change peuvent aller se rhabiller.Il est nécessaire et préférable de s'y immerger entièrement et de l'écouter d'un bout à l'autre. On ne peut pas le classer au sein de la discograhie des Deftones, car il se situe complètement à part...sur une autre galaxie musicale. Grâce à cette galette, le groupe a pu pousser le néo dans d'autres retranchements et prouver que pendant qu'un genre meurt et s'enlise....d'autres arrivent a évoluer de facon personelle et sensible...
Le 4eme album eponyme "deftones" de deftones est sorti en 2003. Sensibilité, émotion, et gros son (dès l’entrée fracassante de Hexagram ; une grosse claque, croyez moi) agrémentés d’un zeste de mélancolie. La recette est toujours la même : les plaintes, complaintes et gémissements de la voix languissante de Chino nous transportent.
Il y a egalement le fameux "B-sides and rarities " qui est sorti fin 2005 pour nous faire patienter en attendant la sortie du 5eme album. Il renferme un CD 14 titres, un DVD de 12 clips et un magnifique livret avec des photos du groupe. On retrouve sur le CD des version acouistiques absolument sublimes ! La voix de Chino est magnifique. Bref cet album vous prends aux tripes. A ECOUTER D'URGENCE !!!!!!
Formé à la fin des années 80 à Sacramento le groupe est alors composé de Stephen Carpenter (guitare), Abe Cunningham (batterie), et Chino Moreno (chant), Chi Cheng ne les rejoindra qu’après quelques concerts. Aidé par l’argent récolté par Stephen Carpenter après qu’il se soit fait renversé par un conducteur ivre le groupe commence à tourner et à se former son identité.
Qu’il s’agisse du premier opus Adrenaline ou de l’étonnant White Pony, le groupe parvient toujours à retranscrire avec sincérité son message. Foin ici du bourrinage sans fondement qui n’est que trop la marque des groupes qui sont heavy parce qu’il faut l’être. deftones ne s’énerve pas en vain et surtout, deftones sait se calmer avec superbe. Il faut sans nul doute y voir le résultat de la fusion de quatre approches de la musique, qui se confrontent (s’affrontent même parfois !) pour aboutir à la rencontre improbable du metal prôné par le guitariste Stephen Carpenter, d’une voix à la chaleur peu commune et d’une section rythmique partagée entre des lignes de basse souvent simples et directes et un jeu de batterie loin des stéréotypes métal mais pourtant toujours facile à aborder. C’est dans cette association –virulence des guitares et intensité vocale- que deftones séduit d’abord. On s’étonne de voir à quel point Chino sait s’adapter aux circonstances pour finalement s’en rendre maître : jonglant sans peine entre une agressivité sans demi-mesure (voyez 7 words, My Own Summer (shove it), Elite et When Girls Telephone Boys !) et, bien souvent dans le même morceau, une sensibilité à fleur de peau, la voix du frontman marque les esprits.
Passés les premiers temps où l’on aura aimé deftones pour ses riffs et son leader, l’on pourra se plonger plus avant dans la complexité du groupe. Car si deftones fait des merveilles de simplicité (incroyable Be Quiet And Drive, titre techniquement presque enfantin et pourtant chargé de richesses que foule de groupes qui passent leur temps à branler les manches de leurs guitares sur fond de double pédale forcenée pourrait envier), il y a aussi chez eux une certaine profondeur, pour laquelle on hésitera pas à réserver des moments privilégiés. Indubitablement, des albums tels que White Pony ou l’éponyme ne peuvent s’écouter uniquement d’une oreille distraite. Les ambiances mises en oeuvre mais surtout la richesse du son de ces albums appellent à une immersion qui dépasse le caractère immédiat de titres tels que ceux d’Adrenaline ou le très écorché Head Up sur Around The Fur (pour ne citer que lui). deftones est certes un groupe accessible, ce n’est pas pour autant un groupe simpliste. Nous avons affaire à une grosse pointure, à un groupe capable de distiller une musique aussi émotionelle que ravageuse.
Etudiant la musique du groupe, il ne faudra pas négliger d’évoquer la production, à chaque fois assurée par Terry Date, dont le travail est éminemment remarquable à partir d’Around The Fur (Adrenaline est doté d’une production bien plus brute que ses successeurs, ce que l’on pourra peut-être regretter au vu des susnommés successeurs). Précise, la production de Terry Date rend avec un égal bonheur chaque instrument. Qu’il s’agisse de brutalité ou de mélodies bardées d’effets, les guitares sont toujours à l’avenant (et ce en dépit des évolutions du groupe sur chacun de ses albums : Terry Date leur a toujours rendu justice). Le chant est lui sublimé, alors que la section rythmique est tout bonnement exceptionnelle, avec un son de batterie superbe, ne laissant au hasard ni l’impact de la grosse caisse ni les subtilités prenant place du côté des cymbales. Quant à la basse, il suffit d’écouter un titre comme Change (in the house of flies) pour se convaincre qu’elle n’est pas en reste. Habitué depuis dix ans au travail de Terry Date, le groupe a pourtant décidé pour son dernier opus encore en préparation de s’adjoindre les services de Bob Ezrin, producteur mythique du The Wall des Pink Floyds. Cette petite révolution devrait permettre au groupe de rebondir une fois de plus, après tant d’année passées à se réinventer.
Contemplant la discographie de deftones (qui n’est pourtant guère fournie pour un groupe de cet âge), on ne saurait passer à côté de l’évidence suivante : quoique l’on puisse reprocher au groupe, on ne leur fera jamais grief d’avoir commis deux fois le même album. Mieux, on peut affirmer que le groupe s’est forcé à l’évolution tout au long de sa carrière.
En la matière, le plus fameux coup de poker de deftones est évidemment White Pony. Arrivé en pleine vague néo, alors que KoRn et Limp Bizkit –les vieux potes- engrangeaient le succès avec Issues pour les premiers et Chocolate Starfish and the Hot-Dog Flavored Water pour les seconds (album sorti quelques mois après White Pony), le poney deftonien prit magnifiquement à revers les attentes. On attendait de deftones de l’agressivité, des tubes comme My Own Summer (shove it), il n’en fut rien. C’est un album d’ambiances, bercé par une mélancolie tout à fait étrangère au genre qu’ont offert les deftones. Rupture dans l’évolution attendue du groupe et rupture dans l’époque, White Pony est le signe incontestable que deftones sait surprendre.
Pourtant, dès Around The Fur en 1997, on pouvait noter la propension chez eux à prendre de nouvelles directions. Si l’on retrouvait la rage passée sur des titres tels que Head Up, Around The Fur ou Rickets, d’autres présageaient un tournant plus mélodique (Dai The Flu et Be Quiet And Drive (far away) en tête). Mais même dans la violence, on pouvait noter dans les riffs de Stephen (surtout sur celui –mythique !- de My Own Summer (shove it)) un côté sinueux et très légèrement malsain qui évoque un peu Meshuggah, peut-être plus Will Haven ; direction qui se trouvera plus marquée dans le son de l’éponyme et totalement confirmée sur ce morceau inédit joué le 30 septembre 2004 à Anaheim (en écoute dans le radioblog).
Mais avant de parler d’avenir, revenons sur l’éponyme sorti en 2003 (la chronologie est un peu maltraitée dans ce chapitre, vous m’en excuserez). C’est là probablement l’album le plus difficile, pour deftones mais aussi pour les fans. Après le chef d’oeuvre White Pony, la direction à prendre n’était pas évidente, d’autant plus que Stephen n’était que très peu enclin à renoncer à un retour à une violence plus prononcée, violence à laquelle il avait renoncé à reculons sur White Pony. Les fans, eux, étaient partagés entre amoureux de White Pony et nostalgiques de la virulence première. On nous annonça ce nouvel opus comme bien plus « heavy » que le précédent et l’on se croyait confirmé par tous ces nouveaux attributs métal dont se parait le groupe à l’époque : guitares à 7 cordes, basse à 5 cordes, double pédale. Certes, cet éponyme fut plus violent, plus rageur que White Pony. Mais ce ne fut pas au prix d’un retour en arrière, puisque le son du groupe a largement évolué, retenant un peu de White Pony mais surtout accordant un rôle de plus en plus prépondérant à Frank Delgado qui dessine des ambiances, se glissant dans le couplet massif de Hexagram ou sur Minerva, dans des interventions discrètes mais pourtant cruciales.
A l’aube de la sortie d’un nouvel album, l’on se demande encore une fois comme deftones va bien pouvoir évoluer après tant de rebondissements. Néanmoins, on doute assez peu que le groupe restera fidèle à ses convictions d’indépendance artistique et choisira une direction qui lui est propre, comme il l’a fait jusqu’à présent.
Tout aussi vendeurs et assimilés par beaucoup à la vague néo-métal qu’ils soient, les deftones n’en restent pas moins respectés bien au-delà du milieu auquel on les associe. C’est que, contrairement à KoRn et à Limp Bizkit, qui ont pourtant commencé sous les mêmes auspices, deftones n’a jamais vraiment abusé du système. Bien sûr, ils ne sont pas DIY, bien sûr, ils passent sur MTV et il leur est même arrivé de réaliser un morceau purement dans cette optique (Back To School). Mais deftones est tout de même bien loin de la rock-starisation dont leurs confrères ont été les victimes (consentantes ?). Les deftones tentent toujours de véhiculer une certaine humilité, se gardant bien des frasques à
De plus, dès le début deftones a pris soin de ne s’associer à aucune scène particulière, refusant une trop grande collusion avec KoRn, notamment. On sait à quel point ils avaient raison et l’éclectisme des line-up des tournées successives du groupe démontre à quel point les deftones peuvent se faufiler entre les styles. On les a ainsi vu en compagnie des très mainstream Linkin Park en 2001, alors qu’en 1998 ils avaient sillonné l’amérique en compagnie de Quicksand et Snapcase, deux belles émanations de la scène hardcore. Plus récemment, c’est avec Dredg, les coreux de Poison The Well ou les emos de Thursday qu’ils ont partagé la route.
Sans sombrer dans l’extrémisme « vertueux » de certaines scènes, deftones a su conserver toute latitude pour faire une musique honnête, qui se refuse à prendre l’auditeur pour une vache à lait. Ce succès tranquille dont ils jouissent n’inspire non du ressentiment comme c’est bien souvent le cas, mais plutôt la sensation qu’ils ont ce qu’ils méritent, ni plus ni moins. On a toujours avec deftones la sensation diffuse qu’ils respectent leur public, ayant compris que le respect ne passe pas par un formatage continuel afin de conserver voir d’élargir sa part de marché mais qu’au contraire oser être soi-même en est la plus grande marque.
Site de fan Français : http://www.deftonesreview.net/v3/main.htm Autre site de fan Français : http://www.deftnz.net/ Autre site de fan Français : http://www.chez.com/rimeck/liens.htm Autre site de fan Français : http://www.deftonesfr.com/ Autre site en anglais : http://www.wickedland.com/deftones/ Autre site en anglais : http://www.deftones.cz/ Autre site en anglais : http://www.deftones.com/4_1/index2.html Autre site en anglais : http://www.deftones.com/site/ Autre site en anglais : http://dhttp://www.deftones.com/
Mon album préféré du groupe : "Around the Fur"
ouaaa
j'aime vraiment ton blog
bravo, t'as du bien te galeré, mais c'est réussi!
Salut !!! Bravo pour ton blog !! il est très bien fait, ac bcp d'info !!
Pour Deftones, j'aime aussi ! et B-sides & rarities est vraiment super, mo en tout j'adore la voix de Chino est planant je trouve et je parle pas de team sleep dont j'ai écouter qques chansons !
Bonne continuation !
@ + et n'hésites pas à visiter mon blog !